Expo "Bodinier" à voir à Angers jusqu'en septembre

Pendant 4 mois, le peintre angevin Guillaume Bodinier (1795-1872) est à l’honneur au musée des Beaux-Arts d’Angers. Cette première rétrospective présente plus de 200 oeuvres, principalement des études de paysages et personnages ainsi qu’une trentaine de tableaux.

Bodinier exposé à Angers

Guillaume Bodinier naît à Angers en 1795. Formé dans l’atelier de Pierre-Narcisse Guérin (atelier par lequel sont passés Géricault et Delacroix), il démarre sa carrière de peintre assez tardivement. En 1822, il accompagne Guérin, nommé directeur de la Villa Médicis à Rome. Ce séjour italien inaugure une période d’aller-retour entre la France et l’Italie qui s’étendra sur plus de 25 ans.

L’oeuvre de Bodinier s’inspire des paysages italiens, des scènes pittoresques observées lors de ses excursions dans les campagnes romaine et napolitaine.

L’Italie est un passage obligé dans le processus de formation des artistes à cette époque. Bodinier y fréquentera un certain nombre de ses contemporains, artistes et écrivains, comme Stendhal, Ingres et Corot notamment. Il nouera également une relation quasi-filiale avec Guérin, qu’il veillera d’ailleurs sur son lit de mort.

En 1827, Bodinier, qui avait échoué par deux fois au Prix de Rome, connaît son premier succès au Salon de Paris où il obtient une médaille d’or. Il exposera ensuite régulièrement au Salon de 1831 à 1857. En 1827, il revient en France. Son père décède et il hérite d’une fortune qui lui permet de vivre sur ses rentes ; il peut donc retourner à Rome où il s’installe et effectue de courts séjours en Anjou ou à Paris. Il revient définitivement à Angers en 1848 et y restera jusqu’à sa mort en 1872.

Bodinier réalise essentiellement des scènes pittoresques dans un goût italianisant et s’intéresse au paysage et au détail des costumes. Les études (esquisses peintes ou dessinées) expriment particulièrement la sensibilité de l’artiste qui retranscrit la nature comme il la voit. Une certaine spontanéité s’en dégage.

Le parcours chronologique de l’exposition commencera avec une séquence introductive sur les années d’études et de formation. Le coeur de l’exposition sera consacré aux principaux séjours en Italie, tandis que la dernière séquence insistera sur la période angevine après 1848. Enfin, à partir du 25 juin, une cinquantaine de portraits dessinés et peints seront présentés dans le cabinet d’arts graphiques.

L’exposition survole un demi-siècle et met en exergue les tourments d’un artiste à créer, à se renouveler dans un siècle de bouleversements artistiques, entre classicisme, académisme, romantisme et impressionisme. Elle s’inscrit aussi dans une volonté depuis la réouverture du musée, de valoriser ses principaux donateurs (David d’Angers, Turpin de Crissé), grands artistes et personnalités locales de première importance.

Pierre Buraglio investit le temps de l’exposition le cabinet rouge du parcours Beaux-Arts, et y occupe avec une dizaine d’oeuvres les espaces laissés libres par les tableaux de Bodinier.

Proche de Support-Surface, à la fin des années 1960, Pierre Buraglio avait défini la peinture par trois interdits : impossible de figurer, de signifier, d’exprimer, et un impératif : subvertir. Les esquisses de Bodinier participent de la recherche d’une modernité en peinture au début du xixe siècle, les peintures de Pierre Buraglio, radicales, sont autant d’expériences subjectives en soi.

Plus que jamais, le tableau est ouverture, fenêtre, métaphore. Le sujet de ses tableaux est bien et seulement la peinture.

Une idée de loisirs à partager avec d'autres célibataires qui se passionnent pour la culture à Angers...

www.musees.angers.fr

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