Un White club transformé en boîte de nuit

L’exposition Julien Taylor / Club 22 démarre en extérieur rue Saint-Martin, par des affiches collées sur la palissage qui se prolonge jusqu’à la galerie Talmart. Elles représentent une longue file d’attente de jeunes gens statiques et disciplinés qui patientent, en espérant pénétrer dans la place, bouillonnante, excessive.

club-22.pngLa vitrine de la galerie est rendue quasiment aveugle : recouverte de larges bandes noires qui permettent au spectateur de décoder les images appliquées sur les murs intérieurs de la galerie.

Les 3 murs de la galerie sont couverts par une seule image représentant une boite de nuit à l’échelle 1. On y distingue le public danser, boire, et s’emballer. De l’intérieur de la galerie, les images paraissent codées par plusieurs visuels de personnages photographiés dans une boîte de nuit : elles sont hachées par de fines stries verticales, représentant chacune l’instantané du mouvement.

C’est un jeu optique, inspiré des images changeantes à réseau qui furent très populaires sous la forme de cartes postales dans les années 1910. L’encodage du mouvement est prévu pour interagir avec l’opacité périodique de la vitrine. Vu de l’extérieur, c’est alors le regard du spectateur en mouvement qui anime et donne vie à ce spectacle pourtant statique.

Né en 1976, Julien Taylor, cet artiste parisien découvre la photographie numérique en 2004. Commence alors son parcours de photographe.

En 2005, le monde devient son studio photo. Photographiant la nuit où il saisit les atmosphères éclectiques et électriques jusqu’aux émotions des passants, il représente des scènes en réunissant, dans un même lieu, des images capturées de différents points de vue et à différents instants. A la manière de la fresque classique, il construit des images photographiques dont il travaille chaque partie indépendamment en recherchant l’harmonie d’un tout. Il initie une méthode de prise de vue spécifiquement dédiée au photomontage, un jeu de déconstruction de la réalité visible et de la reconstruction numérique.

Ses thèmes de création sont ciblés sur un monde mosaïque, un univers piège, dont les deux dimensions apparentes sont un théâtre magique à la Hermann Hesse.

Suite à la fermeture du squat La Générale dans le quartier de Belleville à Paris, Julien rencontre l’association Fêtart avec laquelle il transforme des friches en ateliers d’artistes et organise des expositions en galerie. Par ce biais, il exposera avec d’autres photographes. Il remplit son carnet de commandes en réalisant de petites œuvres multimédia composées de photographies, d’images animées, de graphisme et de web-design.

 En 2011, il devient l’artiste de l’année Nicolas Feuillatte avec son œuvre très aboutie BOOM ! conçue pour les 35 ans de la marque. Chaque année depuis 12 ans, Nicolas Feuillatte choisit « L’artiste de l’année » qui  crée une œuvre originale venant enrichir l’imaginaire de la marque.

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